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Dans cette histoire,
seules les deux premières pages rapportent un fait réel alors que nous
étions en postes dans une grande librairie. Mes responsabilités, hélas, ne
me permettaient pas de m’appesantir sur ce père avec son enfant, même si je
voyais tout à fait qu’ils ne faisaient pas partie des privilégiés de
l’existence.
D’ailleurs, la Direction
ne voyait pas d’un bon œil cette assiduité des deux personnages. Elle a dû
probablement intervenir vu qu’au bout de quelques jours je ne les ai plus
revus.
J’ai gardé longtemps en
jachère cette passion des livres où même les plus démunis y trouvaient un
intérêt pour transcender leurs misères. |
Et puis je leur ai imaginé
une suite me souvenant de ma propre enfance où, aîné de ma fratrie,
j’inventais pour mon frère et mes sœurs, des histoires nous impliquant tous
et qui permettaient de colorer nos conditions d’existence difficiles,
découvrant ainsi que le rêve offrait de belles échappées.
Ce sont ces souvenirs qui
ont servi de filigrane à ces « Rêves d’enfant » pour dire, grâce aux livres,
que dans l’interstice des jours, se vivent de belles pages même là où on ne
les attend pas.
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