RÊVES D’ENFANT

 

Ils reprennent leur errance dans la ville nouvelle et parviennent enfin en bordure de la mer attendue autrement qu’en mirage.

Elle demeure figée, avec ses bras tendus pour prendre la lumière qui dessine sur l’eau l’étincellance d’or du soleil qui s’incline où se mélange la mer avec le ciel immense !

Elle cligne des yeux devant cette débauche ! Elle n’en croit pas son rêve comme si, pour cette fois, les livres l’avaient trompée ne disant des merveilles que de fades couleurs !

En cadeau quelques voiles encrochent le soleil en glissant, nonchalantes, sur l’éclaboussement de la lumière fête !!!

Ils communient ensemble, fascinés par la mer, durée non mesurée, sans voir le temps qui s’use et les replongerait dans le cru du concret avec toutes ses contraintes et tout autant ses peurs.

Mais l’enfant a confiance en celui qui la guide ! Il la prend dans ses bras et le soir finissant dessine leurs silhouettes comme en surimpression  sur le rêve trouvé en bordure de la mer, là où les yeux écrivent sur l’étendue immense un espoir un peu fou, et même une Espérance que ne disent plus les mots.

Là, le récit s’arrête pour laisser la place, toute la place, à qui lira ces lignes, se chargeant de poursuivre avec des lettres d’or les rêves des enfants.