ARCHIVES - EPITRE AUX VIVANTS


744 - A l'aube du nouvel an liturgique...34e dim. Christ Roi

Nous voici arrivés à la Saint Sylvestre de l’année liturgique :
le dernier dimanche de l’année liturgique !
Nous finissons avec un Roi alors qu’en France, pays républicains, nous en avons fini avec les rois depuis la révolution !

"Christ, Roi de l'Univers", voyons voir d’où lui vient ce titre de royauté !
·      Le plus récemment cela est une idée de Pie XI en 1925, à l’occasion de l’année sainte qui marque les 1600 ans après le Concile de Nicée ! Mais il ne s’agit pas du tout d’un désir de retour à la monarchie !
C’est plus une façon de questionner une société qui oublie de plus en plus Dieu.

·      Et puis ce roi il est annoncé de la lignée de David mais il ne sera pas roi comme David !
Ce n’est pas un roi pour un pays, mais un roi pour l’univers : pasteur des nations !
Il est pasteur mais aussi l’agneau !
Il est roi mais sans armées : le serviteur !
Sa couronne royale n’est précieuse que des épines car il est roi mais crucifié
A cette heure du calvaire il n’a pas de cours –même les disciples semblent avoir pris de la distance- il fréquente les malfaiteurs, sur le Golgotha !
Alors comment peut-il être ce  berger qui me fait reposer sur des prés d’herbe fraîche et qui me mène vers les eaux tranquilles pour me fait revivre ?
Voilà un roi qui ne fait pas miroiter une cour royale, à l’abri du monde !
Non il ne nous retire pas du monde au contraire il nous tire en ce monde.
Mieux il vient aider notre naissance en ce monde que Dieu a aimé le premier !

Alors à  l’aube du nouvel an liturgique il est temps de faire des vœux :  

Que ce roi sans maison et sans palais,
fasse de nous des aventurier des grands chemins, sans domicile, sans toits,
et  sans loi, autre que la nouvelle loi d'amour signée entre ciel et terre.
 
Que ce petit roi juif, roi sans berceau, rois sans abris...
soit porté au monde comme prince de la Paix
Sans abris ou maison mais avec cette raison de vouloir l'homme vivant, l'homme debout !
 
Que ce roi sans armées, dérisoire et monté sur le dos d'un âne
qui a pleuré sur Jérusalem,
Nous fasse monter là où il a été sacré : sur le mont calvaire,
dans la solitude et l'abandon mais vraiment sur ce Mont sublime des Amants !

La croix, en sa dimension verticale,
signe cette royauté qui réconcilie ciel et la terre
et ouvre un espace d'échanges et de dialogue, pour les hommes et des femmes de toute race, couleur, culture, religion !

Un Christ en croix qui nous rappelle sans cesse la voie royale de l'Evangile :
une vie qui n'est pas tissée dans l'amour et la réconciliation, dans le don de soi et le pardon, ne peut pas se réclamer de Dieu...

 Ref : - N° Epitre : - Jour de la fête :

Evangile


Evangile Mt 25, 31-46
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs : il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche. Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : ‘Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde. Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !’ Alors les justes lui répondront : ‘Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu...? tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ? tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? tu étais nu, et nous t’avons habillé ? tu étais malade ou en prison... Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?’ Et le Roi leur répondra : ‘Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.’ Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : ‘Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits, dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges. Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ; j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.’ Alors ils répondront, eux aussi : ‘Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?’ Il leur répondra : ‘Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.’ Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. » – Acclamons la Parole de Dieu. 
C’est ce que Jésus nous invite à vivre dans le texte d’Evangile que je viens de lire.
Il nous invite à être attentif à celui qui a faim, soif, celui qui est étranger, celui qui est nu, malade, en prison.., et Jésus de conclure : « Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ses petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » (Matt 25, 40)
Pour Jésus donc, celui qui se fait proche des toutes personnes dans le besoin fait l’œuvre de Dieu, il construit un monde nouveau, une terre nouvelle.
La force ici n’est pas dans les armes, mais dans les gestes de proximité, de solidarité, de fraternité.
Cette force là est à développer pour aujourd’hui et pour demain.
Le pasteur Martin Luther King (1929 – 1968) a dit un jour : « le fort est celui qui rompt la chaîne du mal, la chaîne de la haine ».
A l’heure ou règne l’individualisme et ou chacun est soucieux de s’affirmer dans son indépendance, il est très important, pour qu’existe une société plus juste, que cette exigence de solidarité et de fraternité, apparaisse plus importante que les revendications des droits individuels.
Les paroles de Jésus dans l’évangile que je viens de lire viennent réveiller en nous ce qu’il y a de meilleurs : « J’avais faim et vous m’avez donné à manger, j’étais un étranger et vous m’avez accueilli.. »
L’Evangile de Jésus ne vient pas réveiller en nous le désire de faire la guerre, ou de nous enfermer dans des rapports de forces, mais il vient réveiller en nous ce qu’il y a de beau et de bon, la joie de savoir que nous sommes liés les uns aux autres, que nous sommes invités à aimer en paroles et en actes.
Puisse cette célébration du 11 novembre 2017 nous engager à servir ce qui délivre, relève, grandit la vie de tous, la vie de notre pays, de l’Europe, la vie du monde.
Amen.

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743 - 8 talents à diviser en trois ! 33e dim. temps de l'Eglise

Sur la table il y a « 8 talents soit 8000 € en jeu ! »  La question est : comment 8 talents peuvent-t-ils se diviser en trois ... actionnaires = 2,666  « 2 talents » pour les deux bons actionnaires et ...0,666 pour le dernier ?
666 = le chiffre du mal... de la bête immonde... pour le dernier actionnaire nul et bon à rien, juste à être jeté dehors dans les ténèbres ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents !' le partage est rarement égalitaire !
La revue du Cinéma titre « 8 talents nominés pour Cannes 2018 ! » Un talent ? Oui une disposition, naturelle ou acquise, un don, une présence ! En grec avoir du talent c’est avoir du «Poids» (talent=26 kg env. avant d’être monnaie !) 
Alors Jésus ne nous ferait-il pas passer du talent-euro, visible, convoité… toujours à protéger…
à nos talents-«poids personnel »- et capacité intérieure, discrète, secrète à révéler !
La parabole des talents nous provoque à faire fructifier les dons confiés par Dieu et à savoir, au bon moment lui en rendre compte !
Tout le contraire de les placer dans un coffre fort à la banque.. Certes ils ne se perdraient pas mais ils ne produiront rien ! Les dons, la parole.... ne peuvent être envisagés dans une conception bancaire de la foi !
Et bonne nouvelle : nous ne serons pas jugés aux « montants bruts » que chacun aura dégagés par son activité mais bien d’avantage à sa capacité à fraterniser !
F de S nous dit de ne pas se préoccuper du pourquoi Dieu donne plus à l’un qu’à l’autre; ‘aimez seulement Dieu pour ce qu’il fait même si vous ne comprenez pas aujourd’hui.’ Faites confiance : « Dieu appelle chacun et confie ses biens... »  

La Revue l’Évangile aujourd’hui titre « Trois actionnaires !» Mieux que talents ou dons personnels ce titre met sous nos yeux... l’Homme et Dieu ! 
Les talents sont confiés « donnés gratuitement »... et jamais repris, même à la fin il y a la promesse de plus grands biens encore : « 
je te confierai beaucoup de biens ; entre dans la joie de ton seigneur.’ »
Donné c’est donné ! Alors notre question est celle-ci : « Suis-je conscient du don de Dieu?

Soit je suis « bon actionnaire » et conscient de ce cadeau pour prendre infiniment soin de ce don accepté!
Soit je suis « mauvais actionnaire » ne me sentant pas vraiment propriétaire du don disant à Dieu :
« Tiens tu m’ as donné ce cadeau, je te le rends, il est à toi.. » 
Dieu comme le maître à son retour n’attend pas le bilan (tel une Ag d’association) qui rend compte ! Il attend une parole « le compte rendu » de ma vie vécue « Voilà, Seigneur, je suis fier de ce que j’ai fait pour toi pour mes frères
En conséquence nous déclarons à l’issue de cette méditation :
1-                  Que nous n’appellerons plus jamais cette parabole « Parabole des talents » mais « paraboles des trois actionnaires » de la grâce de Dieu !
2-                  Que c’est à toi et chacun de nous que pense Jésus toujours à l’affut d’êtres de talents :
12, 72, et bien plus, hommes et femmes ! « Par ton Baptême c’est toi qui sauras l’honorer ou l’oublier… c'est-à-dire, laisser mourir l’Église et le monde ou au contraire leur donner un souffle neuf ! »
3-                  Que c’est à toi « de peser » « d’avoir du poids » du talent, de la valeur, pour le projet d’Amour de Dieu dans le monde !
Et s’il t’arrive de le décevoir ou te décevoir toi-même, sache qu’il n’imagine pas que tu puisses dilapider tous tes dons au point de ne pouvoir revenir à Lui qui ne condamne pas et ne s’éloigne jamais !
Tu as bien vu, en effet, qu’il n’y a pas dans la parabole d’actionnaire qui reçoive et perde ou dépense, dilapide tout !  

 Ref : - N° Epitre : - Jour de la fête :

Evangile


 
 Évangile (Mt 25, 14-15.19-21)
 
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : « C’est comme un homme qui partait en voyage : il appela ses serviteurs et leur confia ses biens. À l’un il remit une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul talent, à chacun selon ses capacités.
Puis il partit. Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint et il leur demanda des comptes.
Celui qui avait reçu cinq talents s’approcha, présenta cinq autres talents et dit : ‘Seigneur, tu m’as confié cinq talents ; voilà, j’en ai gagné cinq autres.’
Son maître lui déclara : ‘Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.’ » – Acclamons la Parole de Dieu.


 
dimanche 19 novembre 2017 33ème dimanche du Temps Ordinaire

8 talents à diviser en trois !  Page Précédente

742 - Il y a en chacun un génie propre32e dim. temps de l'Eglise

Dix jeunes filles, autant, qu’il y a de membres dans l’EAP !
A dix, nous anticipons le fait que nous sommes, selon les aléas de la vie, parfois prévoyants et parfois étourdis !
L’EAP, n’est pas composée de gens parfaits et le travail d’équipe devrait remédier aux imperfections !
En tout cas, la mission de l’EAP, se laisse interroger par la mission de ces 10 jeunes filles, à savoir :
être attentifs au milieu de la nuit, à l’époux qui arrive et être capables de crier :
‘Voici l’époux ! Allons sortons à sa rencontre.’

Saint Paul nous demande d’avancer sans être abattus comme ceux qui n’ont pas d’espérance.
Jésus, nous le croyons, est mort et ressuscité : voilà notre espérance !
Tous nous sommes plongés dans cette espérance ouverte au jour du baptême !
Tous nous sommes engagés, par notre baptême, au service de la parole et des frères, chacun selon ses talents,
selon son ministère particulier.
Tous nous sommes amenés à animer, donner de l’âme, de la vie à la communauté chrétienne et au monde,
quelques-uns  -ceux qui constituent l’équipe d’animation pastorale-  se voient confier la charge d’insuffler cette vie et la soutenir pour que tous aient en eux ce souffle de vie !

Les membres de l’EAP ont une mission de Veilleurs : « et qui veille à cause de la Sagesse sera bientôt délivré du souci. La Sagesse au détour des sentiers, apparaît avec un visage souriant. » 

Le veilleur tient la lampe allumée : vous êtes lumière du monde dit Jésus !
Il ne nous dit pas recevez la lumière de Dieu et transmettez-là.
Mais Jésus affirme que chacun est lumière du monde ; même parfois un peu cachée, elle demeure.

Ce jour là Jésus avait d’abord dit : vous êtes sel de la terre !
Car le sel est bon pour, le bon goût, mais aussi pour "l’engrais"...
Voilà le fertilisant qui donne un vrai coup fouet à nos vies et augmente notre fécondité !
Vous êtes le sel de la terre ;  vous êtes la lumière du monde"
Je vous propose que nous choisissions ce verset d’Evangile (Mt 5) comme cairn sur notre chemin d’EAP pour les 3 ans à venir !

Il y a en chacun un génie propre et un point de vue original.
Cela fait que personne d’autre ne pourrait apporter au monde ce que chacun ,individuellement, peut lui apporter.

Mais par dessus tout n’oublions pas que chacun de nous est aimé de Dieu,
Chacun est irremplaçable pour ceux qui les aiment vraiment :
vraiment quand deux personnes sont amoureuses, chacune est unique pour l’autre ! Vivons de cet amour de Dieu !

À chacune et chacun de vous, merci d’être là, membres de l’EAP et peuple de Dieu rassemblé,
merci pour cette lumière dont vous rayonnez ici.
Vraiment, que chacun soit une source de bénédiction,
et que chacun donne envie, comme dit Jésus, de “ rendre gloire à notre Père qui est dans les cieux ”.

Dieu Éternel, que ton amour est élevé, tu es la source de la vie, par ta lumière nous avons reconnu la lumière. (Ps 36:9).

 Ref : - N° Epitre : - Jour de la fête :

Evangile


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu  Mt 25, 1-13

    En ce temps-là,

Jésus disait à ses disciples cette parabole :
    « Le royaume des Cieux sera comparable
à dix jeunes filles invitées à des noces,
qui prirent leur lampe
pour sortir à la rencontre de l’époux.
    Cinq d’entre elles étaient insouciantes,
et cinq étaient prévoyantes :
    les insouciantes avaient pris leur lampe sans emporter d’huile,
    tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leurs lampes,
des flacons d’huile.
    Comme l’époux tardait,
elles s’assoupirent toutes et s’endormirent.
    Au milieu de la nuit, il y eut un cri :
‘Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.’
    Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent
et se mirent à préparer leur lampe.
    Les insouciantes demandèrent aux prévoyantes :
‘Donnez-nous de votre huile,
car nos lampes s’éteignent.’
    Les prévoyantes leur répondirent :
‘Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous,
allez plutôt chez les marchands vous en acheter.’
    Pendant qu’elles allaient en acheter,
l’époux arriva.
Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces,
et la porte fut fermée.
    Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent à leur tour et dirent :
‘Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !’
    Il leur répondit :
‘Amen, je vous le dis :
je ne vous connais pas.’

    Veillez donc,
car vous ne savez ni le jour ni l’heure. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.


Il y a en chacun un génie propre Page Précédente

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