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Je
suis un homme,-masculin,-mais je vais ici me faire l’écho de réactions
féminines entendues sur ce texte…écrit par des hommes dans une civilisation
alors dominée par des hommes…comme l’Eglise catholique actuelle.
Jésus vante Marie et c’est normal
puisqu’elle est à ses pieds et qu’elle boit ses paroles. Quel prédicateur ou
artiste ne regarde pas ses fans avec affection ? et n’en fait pas la
louange ?
Mais quand Jésus aura fini de parler et
que Marthe n’aura à peu près rien entendu de ses belles paroles, ce n’est
pas auprès de Marie qu’il ira demander à manger. Marthe sera frustrée car
elle aura manqué son message important. Elle aura travaillé pendant ce temps
Au repas, il mangera ce que Marthe aura préparé. Et il a, en plus le culot
de lui dire que Marie a raison contre elle.
Cela pose de multiples questions, depuis
celle des moines qui évitent , dans leurs monastères, tous les problèmes du
monde politique, économique, des guerres et des souffrances des peuples, et
qui ont pourtant une vraie vocation, comme nous l’a rappelé une émission de
télé fin juin, jusqu’à tous ceux et toutes celles qui préparent
matériellement les grandes célébrations, les journées associatives,
diocésaines…,qui sont mobilisés pour l’accueil, le service…pour que les
autres bénéficient confortablement des conférences et des célébrations.
C’est une vraie question que celle du
partage des tâches dans ces circonstances. Et le monde féminin y est plus
sensible que les hommes.
Sous jacent à ce texte, c’est la question
des situations de vie,- choisies par vocation ou imposées par la vie et les
circonstances- qui est posée. Certains sont plus avantagés que d’autres,
sans forcément mérite de leur part…Que faire pour rétablir un peu plus
d’égalité ?
Ce texte pose la question des priorités –
et non de l’exclusion d’une des deux parties de l’alternative : ou écouter
Jésus ou aménager la vie quotidienne. Le message de Jésus est d’un autre
niveau et d’une autre nature mais il s’adresse à des gens pris dans les
nécessités de la vie de ce monde.
Jésus veut , me semble-t-il, qu’on
retienne ici l’urgence et la nécessité de prendre les moyens d’être à son
écoute en toutes circonstances. Dans notre société de la communication où
toute « révélation » de faits divers banals se présente comme une urgence,
il n’est pas superflu de se faire rappeler que le Christ et son Message
méritent certaines priorités dans nos décisions.
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